Paris / Genève → Samarcande
Vol depuis Genève ou Paris vers Samarcande.
Voyage à ski de randonnée
Description du voyage
Montagnes sauvages, bivouac et villages d’altitude au cœur de l’Asie centrale.
Ce raid dans le massif du Hissar se déroule en deux temps. D’abord une vraie exploration, avec des vallées reculées et une nuit sous tente au cœur de montagnes peu parcourues. Puis une itinérance de village en village, où les nuits chez l’habitant prennent autant de place que le ski.
Samarcande ouvre et referme le voyage. Entre les deux, neige, météo et conditions d’accès décideront de la ligne exacte.
Informations
Itinéraire
D’abord une exploration de vallées isolées, avec une nuit sous tente au cœur du massif. Puis une itinérance de village en village, avant une journée de battement qui pourra devenir dernière journée de ski ou découverte de Samarcande.
Vol depuis Genève ou Paris vers Samarcande.
23,8 km+1640 m−1350 m
Arrivée matinale à Samarcande puis transfert vers le massif du Hissar. Première randonnée à ski en étoile afin de découvrir la région. Nuit chez l’habitant.
19,7 km+1460 m−1290 m
Départ de Lyaylik, montée vers l’observatoire de Maidanak puis traversée jusqu’au village de Kosh-Kul. Nuit chez l’habitant.
15,8 km+1360 m−2120 m
Traversée des hautes vallées sauvages du Hissar jusqu’au campement de Zarmas. Nuit sous tente.
14,7 km+1500 m−1470 m
Ascension du Chorti Tog’i puis longue descente vers Suvlisay ou Ammagan selon les conditions. En fin de journée, court transfert d’environ une heure jusqu’à Tamshush. Nuit chez l’habitant.
8,0 km+1270 m−1000 m
Traversée à ski jusqu’au village de Sarahashma. Nuit chez l’habitant.
10,0 km+1040 m−1020 m
Belle étape de ski reliant les villages de Sarahashma et Gelon. Nuit chez l’habitant.
8,2 km+1110 m−1050 m
Dernière traversée de village en village jusqu’à Kul’. Nuit chez l’habitant.
Dernière journée de ski ou retour à Samarcande pour découvrir la mythique cité de la Route de la Soie. Nuit à l’hôtel.
Transfert à l’aéroport et vol retour.
Ce programme est donné à titre indicatif. Il pourra être adapté aux aléas de la météo, aux conditions de la montagne et au niveau des participants.
Naissance d’un voyage
Avec Antoine, on s’était dit qu’on ferait un jour un voyage à travers les pays en « -stan ». C’était il y a fort longtemps, à une époque où je n’avais pas les mêmes engagements dans la vie. Depuis, je me suis marié et j’ai fait des enfants. La vie, quoi !
En 2025, presque sur un coup de tête, j’ai monté un voyage au Kazakhstan, après avoir découvert un réseau de cabanes non gardées dans les monts Ile Alatau, juste au sud d’Almaty, capitale économique du pays.
Nous avions commencé le voyage dans une station de ski qui ressemblait en tout point à nos stations alpines. Le dépaysement que nous étions venus chercher n’était pas pour tout de suite. Mais nous n’avons pas attendu longtemps.
Après avoir passé le premier bivouac et les dernières traces de motoneige, nous avons basculé dans un autre monde. Un monde glaciaire, immense et sauvage.
À quelques encablures de la frontière kirghize, je me suis fait surprendre. Une plaque de glace sous une couche de neige trompeuse, et la chute, interminable et incontrôlée. J’ai tapé le rocher. Le seul rocher de la pente. Ma cuisse a tapé, avec toute l’inertie de la chute.
Instants de doute, là où rien ne doit arriver. Le fémur ? Je me tiens debout, mais qu’est-ce que c’est douloureux. Nous sommes au milieu de nulle part, nous ne pouvons compter sur personne.
Et comme tous les après-midi, le brouillard nous enveloppe bientôt, et la neige se met à tomber…
Le Kazakhstan a été une expérience initiatique. J’avais envie de revenir dans ces pays d’Asie centrale. Je me suis donc mis en quête de reliefs propices au ski de rando et à l’itinérance.
J’ai préparé un voyage au Kirghizistan, mais les yourtes accessibles en hiver à 150 $ la nuit — par personne — me paraissaient trop « attrape-touristes ».
Et puis je suis tombé sur le récit d’un copain guide, Fabien Artero, qui a été l’un des premiers à partir là-bas. Lui était resté plusieurs jours dans le petit village de Kul’, à l’est de Samarcande et au nord des montagnes du Hissar.
Une exploration systématique des villages de ces montagnes a rapidement mené au constat que le tourisme n’est ici que très peu développé, et qu’il ne va pas être facile de trouver des hébergements.
Pour la première fois, il m’a fallu solliciter une agence de voyage locale, en la personne de Sherali, Ouzbek parfaitement francophone.
Et mon envie de traverser intégralement le massif du sud au nord s’est confrontée à deux contraintes majeures : il est très compliqué de dormir dans des hébergements « non officiels », et il est complètement prohibé d’aller se promener près de la frontière tadjike…
De ces contraintes est née une belle ligne, dans des montagnes qui n’ont peut-être jamais vu de skieurs…
Programme détaillé, niveaux, prix et conditions du voyage.
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