Obergurgl → Fidelitas Hütte
Départ de la région d'Obergurgl, à 1 940 m, montée jusqu'à la Fidelitas Hütte, à 2 870 m.
17,7 kmD+ 1530 mD− 600 m
Carnet de voyage
Tour du massif, en Autriche
Fin avril – début mai 2024·5 jours·69,6 km·D+ 6040 m·D− 5330 m

Cinq jours de traversée dans le massif de l'Ötztal, au Tyrol autrichien, entre Obergurgl et Sölden : quatre nuits en refuge (Fidelitas Hütte, Martin-Busch-Hütte, Hochjoch-Hospiz, Breslauer Hütte) et de longues journées de ski sur les glaciers qui séparent l'Ötztal du Val Senales italien voisin.
Informations
Itinéraire
D'Obergurgl à Sölden, une ligne de refuge en refuge entre glaciers et sommets tyroliens de plus de 3 300 m.
Carte interactive — zoom volontairement limité.
Départ de la région d'Obergurgl, à 1 940 m, montée jusqu'à la Fidelitas Hütte, à 2 870 m.
17,7 kmD+ 1530 mD− 600 m
Traversée par un point haut proche de 3 360 m avant la descente sur la Martin-Busch-Hütte, à 2 500 m.
15,0 kmD+ 840 mD− 1210 m
Montée glaciaire, bascule par le Saykogel, puis descente à ski en poudreuse jusqu'au Hochjoch-Hospiz.
9,7 kmD+ 1010 mD− 1110 m
Départ matinal, montée vers un col d'altitude puis traversée glaciaire jusqu'à la Breslauer Hütte.
13,9 kmD+ 1550 mD− 1120 m
Dernière montée avant la longue descente finale jusqu'à Sölden.
13,3 kmD+ 1110 mD− 1290 m
Le récit
La der des ders ! Et encore une fois, il a fallu composer. On devait initialement faire le classique tour de la Bernina, mais l'énorme écroulement intervenu le 14 avril dernier dans le Val Roseg, dont j'avais finalement réussi à résoudre la problématique, puis la mauvaise météo annoncée m'ont une nouvelle fois orienté vers l'Autriche.
De l'Ötztal, je ne connaissais qu'Ötzi, cette momie parfaitement conservée, retrouvée par hasard en 1991, et datant de 3 millénaires avant J.-C. Les immenses glaciers, bien visibles sur les cartes aériennes et le maillage important des refuges m'ont attiré pour organiser ces 5 jours d'itinérance à cheval sur le week-end du 1er mai.
Après avoir placé tous les refuges sur la carte en m'assurant qu'ils possèdent bien un local d'hiver ouvert, il me restait à trouver la bonne combinaison. Et entre le projet initial et la composition de l'itinérance sur le terrain, il y eut quelques ajustements !
Les moments marquants :
Le premier jour, le brouillard, la nuit tombante et les quelques flocons pour s'essayer au cramponnage pour 2 de mes 3 compagnons. Aventure épique et rite initiatique impromptu pour eux ! L'arrivée à la petite cabane Fidelitas bien de nuit, avec des restes de bois bien cachés (j'avais « optimisé » le gaz et ne pouvais me permettre une soirée de fonte de neige) et les toilettes sèches pleines. Ça sent la fin de saison.
Le deuxième jour, le brouillard épais, encore mais sans la nuit cette fois. Et une désorientation aiguë qui me pousse inexorablement à gauche sans même que je ne m'en rende compte, à la montée comme à la descente. Lorsqu'enfin nous passons en dessous de la couche, tout le monde semble retrouver sa respiration, et ses esprits. La Martin-Busch-Hütte est déjà occupée par deux Allemands, au demeurant très sympathiques, d'autant qu'ils ont déjà chauffé la cabane !
Petit changement de programme pour le troisième jour. Au vu de la forme des troupes, nous décidons de réduire les ambitions. Et ce sera finalement un très bon choix. Nous sommes à une ligne de crête de la Hochjoch-Hospiz, et nous optons pour le sommet du Saykogel, qui permet de faire facilement la bascule. La dernière partie est une petite arête à cramponner, encore une nouveauté pour mes compagnons. Et en prime, la meilleure descente du trip nous accueille de l'autre côté. La terrasse sèche et baignée de soleil est une invitation à un bon café !
L'acmé du quatrième jour sera résolument le petit couloir de descente sur le refuge Breslauer, et, nouvelle surprise, le confort de la cabane. Sûrement la plus confortable des 4, c'est sympa quand ça se passe ainsi !
La dernière journée consiste en un retour progressif à la civilisation, bien aidé par la vue des imposantes remontées mécaniques du Pitztaler Gletscher puis de Sölden, plus précisément Rettenbach, où nous terminons par une bonne assiette de rösti-œufs-bacon.
J2Fidelitas Hütte → Martin-Busch-Hütte
J3Martin-Busch-Hütte → Hochjoch-Hospiz
J4Hochjoch-Hospiz → Breslauer Hütte
J5Breslauer Hütte → Sölden
Portfolio
Tour du massif, en Autriche